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Extraits de presse

"Un très beau texte sur l'inspiration et le destin d'écrivain:

Entre ciel et terre, le roman d'Alain Nadaud l'est à la façon des peintres de la Renaissance. Entre le paradis et l'enfer, entre la beauté révélée de la nature et le travail des hommes. D'un côté, les vertiges de la montagne tibétaine ; de l'autre, la mécanique des rêves, la méditation et les vertiges intérieurs. La narration s'apaise et se tend dans un même mouvement en apparence minuscule mais dont on se rend compte à la fin qu'il est une chute.

Ce mouvement, Alain Nadaud le peint à petites touches, comme des miniatures, comme une série de détails jetés ça et là. Il en résulte une impression très forte qu'il faudrait qualifier de "natures mortes vivantes" pour rendre compte de la confusion entre les réincarnations du narrateur et les mises en abyme du texte. Les vies antérieures deviennent les perles d'un chapelet qu'on égraine, et le roman, une allégorie de lui-même, à la manière des peintres de la Renaissance. C'est sans doute ce qu'on appelle le mal des montagnes - mais la montagne, ici, c'est le roman.

Nils C. Ahl, Le Monde des livres

https://www.lemonde.fr/livres/article/2009/02/05/le-passage-du-col-d-alain-nadaud_1150923_3260.html


Sur les hauteurs himalayennes à l'oxygène raréfié, dans cet absolu dénuement qui interdit le divertissement, le romancier semble jouir d'une vue en profondeur sur ce qui, depuis un quart de siècle, l'a requis. Il en résulte ce récit d'apparence double, en fait d'une cohérence extrême : il arpente en même temps ces territoires escarpés et les «paysages étranges» qu'il a lui-même créés. Le mouvement est identique. Il arrive même que les deux plans se confondent.Alain Nadaud réussit en l'espèce le pari d'un livre d'aventures qui met également l'oeuvre en perspective et propose une réflexion sur la singularité du travail d'écriture littéraire. Le plus probant des démentis à ceux qui voudraient l'enfermer dans les limites du récit intellectuel et spéculatif.

 

Jean-Claude Lebrun, L'Humanité

25 ans après l’archéologie du zéro, Alain Nadaud est de retour avec un roman qui tranche nettement d’avec sa production habituelle, tout en la contenant : il s’amuse et nous amuse avec la figure récurrente chez lui qu’est le paradoxe.

Avec La passage du col, vrai-faux révit de voyage, il franchit un cap. C’est bien Alain Nadaud qui parle, un écrivain français promis au succès de roman en roman par ses pairs (il n’est que de consulter son site pour voir le flot d’éloges sous lequel il est régulièrement légitimé : Borgès par-ci, Borgès par-là...). Toujours richement documenté, Le Passage du col est roman d’aventure (et de mésaventures) pimenté d’un exercice d’autodérision salutaire et réjouissant. Son ancrage dans l’actualité dépoussière Nadaud de l’idée d’austérité que lui a valu son amour du monde antique.

Marianne Faurobert, Buddha Channel

http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article4781

Dans notre imaginaire le Tibet oscille entre l'actualité politique, des paysages époustouflants et une religiosité intense. Si Alain Nadaud n'avait fait que réunir ces trois instances, il aurait déjà bien réussi son roman. Mieux encore, il ajoute à ce roman d'aventures entraînant une analyse de la collusion entre la psyché et l'écriture tout à fait pertinente. 
Cela commence comme un simple récit de voyage, en toute modestie donc. Un écrivain, peut-être en mal d'inspiration, franchit les gorges de l'Himalaya à bord de véhicules brinquebalant sur des pistes en devers et en surplomb. Jusqu'à ce que, bloqué par un éboulement titanesque, il doive accepter l'hospitalité de deux lamas dont la sagesse lui sera bénéfique.
En contrepartie, il devra rendre compte de son expérience et ainsi rendre justice à ce Tibet opprimé. La marche, aussi belle qu'épuisante, purificatrice, passe par le col, lieu de transition symbolique. Grâce à la méditation en un pauvre monastère il parvient à une révélation : les rêves sont des traces dispersées depuis nos vies antérieures... Bientôt, il ne connaît plus guère la frontière entre réalité et fiction, entre vie vécue et vie écrite. C'est ainsi que le roman autobiographique et poétique devient un roman d'initiation.

Thierry Guinhut, Le Matricule des anges

http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=60810