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La plage des demoiselles

Editions Leo Sheer, 2010
Roman, 185 p.

«  J'ai pour handicap de m'être fait une exagérée et trop précise idée à la fois de la littérature et de l'amour. Finalement, il se peut que j'écrive aussi mal les livres dont j'accumule les pages que j'aime de travers les femmes que je tiens entre mes bras : à savoir comme un simple étourdi, avec la même frénésie inquiète, un identique mélange d'avidité et de désenchantement, un absolu mépris des convenances »

Ayant à peine vingt ans quand surgit la tourmente de mai 68, le narrateur de ce récit initiatique s’interroge sur sa capacité à aimer les femmes autrement que comme un idéal littéraire lointain ainsi qu’à nouer une liaison passionnelle avec cette littérature qui ferait enfin de lui un écrivain.

Tour à tour moniteur de colonie de vacances partagé entre timidité et audace maladroite, étudiant dilettante, séducteur hésitant, révolutionnaire sceptique, contrôleur du travail hasardeux, il se mariera sans trop savoir pourquoi, vivra dans une communauté qui se dissoudra vite ; il fera des expériences, à la recherche de lui-même, de l’écrivain qu’il est sûr d’être, et qui n’écrit pas, ou si peu. Jusqu’au jour où, nommé professeur en Irak, la réalité se rapprochera enfin de ses rêves.

Comment on devient écrivain. Comment on devient adulte. Ou comment on a bien failli ne jamais devenir ni l’un ni l’autre, à force d’imaginer, d’attendre, d’espérer, sans oser vivre.

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