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Extraits de presse

"Prendre comme personnage de roman des concepts, c'est possible ? Oui, Alain Nadaud le prouve avec talent depuis son premier roman Archéologie du zéro, et aujourd'hui encore avec Le Livre des malédictions. Mais, attention nulle outrance théorique chez lui. La réflexion est subtilement intégrée à la fiction, les concepts incarnés par des personnages confrontés à des énigmes vertigineuses qui les poussent aux confins de la folie, et le tout révèle une belle puissance romanesque."


Christophe Kantcheff, La Vie

"L'originalité d'Alain Nadaud est d'avoir creusé son sujet en profondeur, sans se contenter de ce qu'il offrait déjà de pittoresque et d'aventureux. (…) Ici, l'érudition vertigineuse se mêle à des histoires de mari inquiétant, de "privé" intelligemment naïf, de belle blonde habile à l'amour et au revolver. Quant au Livre des malédictions découvert et traduit par Tracher, il voue aux gémonies, en clair, le mauvais écrivain : c'est le sommet de l'humour et le faîte de l'édifice."


Nicole Casanova, La Quinzaine littéraire

"Depuis une dizaine d'années, Alain Nadaud poursuit une entreprise romanesque très singulière. Traversés de plusieurs thèmes qui s'entrecroisent, ses livres forment une constellation personnelle dont chaque étoile porte la marque d'un créateur aussi attaché à l'imagination qu'à la vraisemblance. Il ouvre des pistes dans ce que nous croyons connaître afin d'asseoir la crédibilité de ce qu'il veut nous présenter, et pour mieux peut-être nous leurrer. Savants et ludiques à la fois, les romans d'Alain Nadaud ressemblent parfois à des essais, ce qu'ils ne sont jamais puisqu'ils ne se privent pas de nous raconter une histoire et de nous faire croiser des personnages nés dans l'esprit de leur auteur."


Pierre Maury, Le Soir de Bruxelles

"Qu'est-ce que l'érudition ajoute à la littérature ? Un domaine d'investigation sans limites, une apparence de rigueur qui ne demande qu'à être subvertie, la certitude enfin que la connaissance elle-même est romanesque et peut être passionnante comme une fiction. Car le savoir, surtout celui des sciences humaines, est un champ de ruines d'hypothèses aussitôt abandonnées qu'échafaudées, fascinant pour ce qui s'y est déposé de rêves plus ou moins délirants. (…) Il faut savoir gré à Alain Nadaud d'avoir contourné, et avec quel brio ! les deux principales sources d'inspiration du roman français, l'autobiographie et l'histoire d'amour, et d'avoir défriché une voie nouvelle, à l'écart des sentiers battus."


Pascal Bruckner, Le Nouvel Observateur

"Au commencement était l'Ecriture. Voilà pourquoi le nouveau roman d'Alain Nadaud est, littéralement et dans tous les sens, l'œuvre d'un brillant iconoclaste. C'est qu'il faut de l'audace pour présenter, aujourd'hui, à un lecteur non pas un ni deux, mais plusieurs niveaux de lecture sans que jamais l'attention se relâche. C'est qu'il faut aussi une certaine inconscience pour affirmer avec autant de connaissance savante et moqueuse que le désir de fiction ne dispense pas nécessairement de penser."


Joseph-Macé-Scaron, Le Figaro

"Les lecteurs familiers de l'univers d'Alain Nadaud attendent chaque nouveau roman comme un rendez-vous rare. L'occasion précieuse d'un vertige métaphysique, dont l'ambition ne déçoit jamais. Les amateurs de jeux de l'esprit apprécieront ce Livre des malédictions, par l'intelligence de son propos, dépouillé des séductions du romanesque. Les néophytes, s'ils ne s'effraient pas de l'exigence de l'auteur, sauront sans doute reconnaître le spectre de Jorge-Luis Borges et sa figure de bibliothécaire aveugle, déjà à l'œuvre dans Le Nom de la rose d'Umberto Eco, dans cette intrigue à la Leo Perutz. 
Balises rassurantes dans la spirale érudite où s'abîme la raison ordinaire."


Philippe-Jean Catinchi, Le Monde

"Dans ce livre, l'aventure physique relance constamment l'aventure érudite. L'exégèse y voisine avec les filatures et les cambriolages. Le renseignement avec la paléographie. On se retrouve dans un univers à la Spielberg aux accents mallarméens. Car ce roman sur les Ecritures est aussi un roman sur l'écriture, une parabole sur la création littéraire qu'il revient au lecteur d'interpréter à sa manière. En tout cas, il aura bien du mal à lâcher ce livre avant la fin, et c'est là la seule malédiction qu'on puisse lui souhaiter."


Jean-Didier Wagneur, Libération