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Extraits de presse

"En 1993, Alain Nadaud a publié un essai intitulé Malaise dans la littérature. L'écrivain s'y livrait à un exercice qui n'était plus du tout à la mode : l'élaboration d'un discours critique susceptible de penser la crise de notre littérature – et particulièrement celle du roman. Crise esthétique, crise historique, crise sociale, crise spirituelle, il dressait, à sa manière qui est carrée, une carte où se lisaient toutes les impasses présentes, toutes les terres arides ou polluées, mais où se dessinaient aussi les chemins à partir desquels la fiction contemporaine pouvait trouver un nouvel élan. (…) Faute d'avoir été entendu comme il aurait dû l'être – mais il n'est pas trop tard, et son propos de 1993 n'a pas cessé d'être valide -, Alain Nadaud a poursuivi pour son propre compte sa réflexion sur le statut contemporain de la fiction, sur les liens de l'écrivain avec l'histoire de son époque. La réussite éclatante de La Fonte des glaces doit autant à la fertilité de sa réflexion qu'à ce qu'on nommera, faute de mieux, son talent d'écriture."


Pierre Lepape, Le Monde
 

"S'il fallait, en cette rentrée, retenir un seul livre qui articule avec une telle liberté d'approche, une telle vision innovante, ces questions du rapport entre l'écrivain, la politique et la langue ("arme à double tranchant"), c'est assurément vers ce roman chef-d'œuvre d'architecture dramatique et monument d'émotion qu'il faudrait sans hésitation se tourner."


Jean-Claude Lebrun, L'Humanité

"Depuis des années, Alain Nadaud compose avec le matériau historique de vertigineux romans-dossiers et travaille à la frontière entre réel et fictif, historique et littéraire…"


Alain Nevez, Télérama

"De l'étrange destin de L'Enéide subtilisée par Auguste avant que Virgile ne la jette au feu, en passant par la découverte d'un temps historique qui se retourne sur lui-même (L'Envers du temps) il semble bien que les romans d'Alain Nadaud obéissent à une même interrogation : la réalité historique ne se dissimule-t-elle pas sous des apparences trompeuses ? Ne sommes-nous pas les victimes ou les jouets d'un monde qui, tournant sur soi, alterne les ombres et les lumières, renverse les torts et les raisons de nos approches, et rend vaine toute certitude ? 

Pour variés que soient les sujets abordés, ils se rattachent à cette mise en question des choses et des êtres – ou, d'une manière plus significative, au soupçon que l'auteur entretient à l'égard de ce qui, précisément témoigne de la véracité des faits : par l'écrit, le procès-verbal, la trace inscrite, le dépôt noir sur blanc qui consigne la seule historique saisissable. (…)
Le roman est très habilement conçu. Nadaud nous a réservé une lecture où les mots effacent les mots. On ne saurait mieux nous conduire dans les impasses et les incertitudes, en nous permettant de tout entendre, de tout lire, de tout pouvoir croire, de ne rien admettre."


André Brincourt, Le Figaro

"Comme souvent chez Nadaud, le roman est sa propre métaphore. Il est l'histoire d'une enquête en même temps qu'il est cette enquête.(…) Plus le livre avance, plus les certitudes se fragilisent. L'enquête régresse jusqu'à la paralysie de l'enquêteur par le doute, à la dissolution totale de la trame de l'histoire. La débâcle de la narration n'épargne qu'une seule voix, qui nous dit : "Tout cela n'était qu'une fable sur la littérature."


Daniel Rondeau, L'Express

"A aucun endroit de ce livre ne figure le moindre indice qui attesterait que ces pages sont celles d’un roman. On le lit de bout en bout comme une histoire vécue et ce n’est pas le moindre mérite d’Alain Nadaud."


Edmonde Charles-Roux, La Corse hebdo