© Copyright 2010 Juliette Nadaud     -     Tous droits réservés

Hanté par la conscience que toute postérité est caduque et que, pour dérisoire qu'elle soit, celle-ci ne rendra de toute façon jamais justice aux écrivains que leur époque a négligés, cet essai regroupe des éléments de réflexion tirés de mon expérience éditoriale et de l'aventure menée avec "Quai Voltaire, revue littéraire".

Dans le contexte d'une perte d'influence des écrivains – qui correspond à la crise de l'édition qui a suivi la première guerre du Golfe - et dans une situation où il était devenu de plus en plus difficile de s'en tenir à une défense de ce qu'on pouvait croire être "la littérature", ce pamphlet s'impose comme une sorte de baroud d'honneur.

 

Dans cet essai, il est ainsi affirmé que la littérature n'est pas une marchandise culturelle comme les autres mais que, cela étant, on pouvait aussi parfaitement admettre qu'une société décide de se passer des prémonitions des écrivains, de leurs critiques et de la façon qu'ils ont de prendre en charge le non-dit pour s'adonner sans frein à la consommation d'objets préfabriqués et au divertissement.