© Copyright 2010 Juliette Nadaud     -     Tous droits réservés

Ce roman aménage dans la fiction ce qui avait été abordé dans "Lettre de Mésopotamie" par rapport à l'invention de l’écriture. Il reprend, sur une base autobiographique (Mon séjour de deux ans à Bassorah, en Irak, et le ramassage de tablettes d’argile, couvertes d’écritures cunéiformes, sur le site de Tello), ce qui n'avait pas cessé de tarauder jusqu'ici (Cf. "Le Chant de l’encre"), c’est-à-dire la tentative d’un retour à la source, à ce point d’origine d’où "ça" s’écrit.

C’est ainsi que l’archéologue-narrateur fait la découverte d'un cercle de pierres noires qui restitue les traces d’un culte matriarcal. Ce site se présente comme le lieu fossilisé d’une sorte de scène primitive dont on ne sait rien. Mais à peine s’aperçoit-il que la mère a joué un rôle sacrificiel dans ce surgissement de l’écriture que les tablettes de la bibliothèque tant convoitée viennent affleurer à la surface du sol, et cela au moment même où la guerre s'apprête à les engloutir de nouveau, à les effacer à jamais.